Les deux joueuses lors de l'épisode du " textilegate " aux JO.

Les deux joueuses lors de l'épisode du " textilegate " aux JO.

"Merci à notre FFT si incompétente pour nous avoir gâché ce moment de sport si important dans nos carrières respectives, à Caroline et à moi." 

C'est par ce tweet, le 6 août à Rio, que Kristina Mladenovic avait attaqué la fédération de tennis, après l'élimination du double féminin qu'elle formait avec Caroline Garcia lors des JO. Une sortie au premier tour. Difficilement digérable pour les favories de la compétition. Trois semaines plus tard, les sanctions sont tombées : éviction temporaire de la fédération des deux jeunes femmes.

" Tout le monde sait que la sanction sera levée le 24 septembre..."

Alexis Gramblat, candidat à la présidence de la FFT, dans l'Equipe

 

Une punition loin d'être significative puisque ce pseudo signe de fermeté sera très certainement levé le 24 septembre, comme le confiait Alexis Gramblat, candidat à la présidence de FFT en 2017, dans l'Equipe du 29 août : " Tout le monde sait que la sanction sera levée le 24 septembre mais quelles conséquences psychologiques tout cela pourrait-il avoir ? ". Un candidat qui soulevait un autre problème de taille : " J'ai un problème avec le choix du moment pour prononcer cette sanction, à la veille d'une échéance majeure comme l'US Open (ndlr : du 29 août au 11 septembre) ".

Une polémique de plus. Une preuve de plus de l'incompétence de la FFT.

Les sanctions découlent donc de la fameuse affaire du " textilegate ", épisode ridicule qui déclencha la guerre médiatique entre la fédération et les clans Mladenovic / Garcia. Rappel des faits : La paire du double féminin s'apprête à rentrer sur le court pour le premier tour des JO quand on leur apprend que leur tenues ne sont pas réglementaires : Caroline Garcia doit donc enfiler en vitesse une tenue de sa partenaire à l'envers. Une préparation de match plutôt atypique. Perturber la préparation mentale du match ? Check. Jouer un match avec une tenue à l'envers ? Check. Le côté le plus hubuesque de la chose : la fédération avait validé les tenues avant le match. Sérieusement, ces marques d'amateurisme nous poussent à totalement soutenir la position des deux jeunes femmes. Et à approuver les nouvelles attaques du clan Garcia : "Quand on touche financièrement zéro aide, suspendre zéro aide, ça ne modifie rien.", lâchait hier Louis-Paul Garcia, entraîneur de sa fille Caroline. On en viendrait à se demander si les sanctions ne sont pas que des signes égocentriques d'une défense de la FFT, n'appréciant pas les diverses attaques médiatiques.

Pour finir ce tour d'horizon très (trop !) complet des ratés de la fédération française de tennis ces dernières semaines, il faut évoquer le cas Benoît Paire. Pas son comportement. Mais plutôt le choix de le sélectionner aux JO. Choisir un joueur qui avait déjà montrer son désintérêt pour les compétitions sous le maillot bleu ( qui ne rapportent pas de points à l'ATP ) est assez étonnant. Surtout quand on sait le classement mondial des joueurs français. Avec un Lucas Pouille plus haut que Benoît Paire, en meilleur forme, et avec bien plus de motivation. La réponse de la FFT ? Une règle qui sélectionne le meilleur joueur à l'ATP en cas de forfait (ici, aux JO, Richard Gasquet), au moment de la première liste, et non au moment du remplacement. Lucas Pouille était derrière Benoît Paire lors de l'annonce de la première liste. Alors, la théorie c'est bien, les règles et les principes aussi, mais bon les JO ne sont que tout les quatre ans, et on aimerait voir le meilleur tennis possible. Avec Gasquet forfait, et Tsonga légèrement blessé, ce n'était pas le cas à Rio. Malheureusement pour les français, qui ont enchaîné désillusions sur désillusions. Et tout ces ratés, on a envie de dire que ce n'est pas vraiment de la faute des joueurs. Mais plutôt de l'ambiance générale au sein de la FFT. Pour cela, on connaît les coupables... Et on attend avec impatience les élections pour la présidence de la fédération en février 2017.

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